Lorsqu’il s’agit de protéines, la viande, les œufs et le poisson viennent spontanément à l’esprit. Pourtant, certains végétaux peuvent aussi contribuer de façon très concrète aux apports quotidiens. Les légumes riches en protéines, surtout les légumineuses, sont précieux pour les personnes qui réduisent la viande, suivent une alimentation végétarienne ou cherchent simplement à mieux varier leurs menus. Voici quels fruits et légumes riches en protéines privilégier, avec des repères simples et réalistes.
Points clés
- Les légumes riches en protéines comme les petits pois, épinards et brocolis apportent environ 3 à 5 g de protéines pour 100 g et sont essentiels pour diversifier les apports protéiques.
- Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) sont les meilleures sources végétales de protéines, fournissant entre 7 et 10 g de protéines pour 100 g cuites.
- Les fruits frais contiennent peu de protéines (<2 g/100 g), mais certains oléagineux comme les amandes et noix de cajou sont riches en protéines (~18-20 g/100 g) et idéaux pour des collations.
- Une alimentation équilibrée combine protéines végétales variées avec des céréales, légumes secs, graines et fruits à coque pour couvrir tous les acides aminés essentiels.
- Pour atteindre les besoins quotidiens en protéines, privilégiez les légumes et fruits riches en protéines intégrés dans des repas complets et équilibrés, en tenant compte des besoins individuels.
- Les protéines végétales exigent une diversité alimentaire sur la journée pour être complètes, sans nécessiter systématiquement leur association à chaque repas.
Pourquoi les protéines sont-elles importantes pour l’organisme ?

Les protéines sont, avec les glucides et les lipides, l’un des trois macronutriments essentiels. Elles fournissent des acides aminés nécessaires au renouvellement des cellules, à la réparation des tissus et au fonctionnement de nombreuses réactions dans l’organisme.
Elles participent notamment au maintien de la masse musculaire, mais pas seulement : peau, cheveux, ongles, enzymes, hormones et défenses immunitaires en dépendent aussi. Après une séance de sport, elles contribuent à la récupération : au quotidien, elles aident tout simplement le corps à entretenir ses structures.
L’organisme peut fabriquer certains acides aminés. Neuf, en revanche, doivent être apportés par l’alimentation : ce sont les acides aminés essentiels. D’où l’intérêt de ne pas compter sur une seule famille d’aliments, mais de varier les sources de protéines au fil de la semaine.
Quelle quantité de protéines consommer chaque jour ?

Pour un adulte en bonne santé, la référence couramment retenue en France est de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour. Une personne de 60 kg a donc un besoin théorique d’environ 50 g par jour. Il s’agit d’un repère, non d’un objectif à calculer au gramme près à chaque repas.
Les besoins peuvent être plus élevés chez les personnes âgées, les adolescents en croissance, les femmes enceintes ou allaitantes et les sportifs très actifs. Dans ces situations, un avis de médecin ou de diététicien-nutritionniste permet d’adapter les quantités sans tomber dans les excès.
En pratique, l’Anses indique aussi que les protéines représentent généralement 10 à 20 % de l’apport énergétique quotidien chez l’adulte. En France, l’insuffisance est rare lorsque l’alimentation est diversifiée. Le vrai enjeu est souvent la qualité globale des repas : fibres, légumes, féculents complets et sources de protéines doivent cohabiter dans l’assiette.
Les légumes les plus riches en protéines
Hors légumes secs, les légumes ne rivalisent pas avec les lentilles ou le tofu. Mais plusieurs d’entre eux offrent une teneur intéressante, en plus de leurs fibres alimentaires, vitamines et minéraux. Ils complètent utilement les apports sur la journée.
Parmi les meilleurs choix cuits, on peut citer les petits pois (environ 5 g de protéines pour 100 g), les épinards (près de 3 g), le brocoli (environ 3 g), les choux de Bruxelles et les champignons. L’artichaut, le chou kale et les différentes variétés de chou méritent aussi une place régulière au menu.
Ces chiffres semblent modestes, car les légumes sont très riches en eau. Une grande portion de petits pois avec du riz, par exemple, contribue davantage qu’une simple poignée de crudités. Les légumes verts restent surtout d’excellents alliés pour densifier un repas en nutriments protecteurs sans l’alourdir.
Les légumineuses, les championnes des protéines végétales
Les légumineuses, aussi appelées légumes secs, sont les véritables championnes des protéines végétales. Lentilles, pois chiches, haricots blancs, rouges ou noirs, fèves et pois cassés apportent généralement entre 7 et 10 g de protéines pour 100 g une fois cuits.
Attention aux comparaisons : les tableaux affichant 25 à 26 g pour 100 g concernent souvent le produit sec. Après cuisson, les graines absorbent de l’eau, donc la teneur rapportée à 100 g diminue. Cela ne les rend pas moins intéressantes, loin de là. Une généreuse portion de lentilles cuites couvre déjà une part appréciable des besoins protéiques.
Elles apportent également des fibres, du fer, du magnésium et des vitamines B, pour un coût souvent modéré. Les fèves, lentilles et haricots secs sont donc à la fois rassasiants et économiques. Pour limiter les inconforts digestifs, il vaut mieux augmenter les portions progressivement, bien les cuire et, pour les légumineuses sèches, respecter le trempage lorsque celui-ci est recommandé.
Quels fruits contiennent le plus de protéines ?
Les fruits frais ne sont pas des sources majeures de protéines : ils en apportent le plus souvent moins de 2 g pour 100 g. La goyave, l’avocat, les mûres et la banane figurent parmi les fruits relativement mieux placés, mais ils ne remplaceront pas une portion de légumineuses.
La confusion vient souvent des fruits à coque et des fruits séchés. Amandes, cacahuètes, pistaches, noix de cajou et noix sont riches en protéines : environ 20 g pour 100 g pour les amandes, et autour de 18 g pour les noix de cajou. Techniquement, ce sont des oléagineux, pas des fruits frais.
Ils sont aussi très énergétiques, car ils contiennent beaucoup de lipides, majoritairement insaturés. Une petite poignée non salée, environ 30 g, constitue une collation judicieuse ou un bon ajout à un yaourt, un porridge ou une salade. Les graines de courge, de chanvre ou de chia peuvent jouer le même rôle, en portions raisonnables.
Protéines végétales ou animales : quelles différences ?
Les protéines animales, présentes dans les œufs, les produits laitiers, le poisson et la viande, contiennent généralement tous les acides aminés essentiels dans des proportions bien adaptées aux besoins humains. Elles sont aussi souvent très concentrées en protéines.
Les sources végétales peuvent être limitées en certains acides aminés : les céréales sont plutôt pauvres en lysine, tandis que les légumineuses apportent moins de méthionine. Cela ne signifie pas qu’elles sont « mauvaises » ou inutiles. Une alimentation végétale variée fournit les protéines complètes nécessaires sur l’ensemble de la journée.
Il n’est d’ailleurs pas indispensable d’associer lentilles et riz dans la même assiette à chaque repas. Alterner céréales, légumes secs, soja, tofu, oléagineux et graines au cours de la journée suffit généralement. Le soja se distingue : tofu, tempeh et boissons au soja apportent une protéine de bonne qualité. Les aliments animaux, eux, peuvent aussi apporter davantage de graisses saturées selon les choix : l’équilibre compte plus qu’une opposition stricte.
Comment intégrer ces aliments à une alimentation équilibrée ?
Le moyen le plus simple consiste à construire des repas familiers autour d’une portion de légumineuses. Une salade de lentilles avec des légumes croquants, un chili de haricots rouges, un couscous aux pois chiches ou une soupe de pois cassés sont des options accessibles et savoureuses.
Pour un repas végétarien équilibré, une association de légumineuses et céréales est pratique : pois chiches et semoule, haricots et riz, houmous et pain complet, ou dhal de lentilles avec du riz. Ajouter des légumes de saison apporte volume, fibres et micronutriments : quelques graines ou noix complètent agréablement le tout.
Les personnes sportives peuvent répartir leurs apports en protéines sur les différents repas plutôt que de tout concentrer le soir : skyr ou yaourt au petit-déjeuner, salade de lentilles au déjeuner, tofu avec légumes et quinoa au dîner, par exemple. Enfin, la diversité reste la règle la plus utile. Fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, produits laitiers ou alternatives enrichies : aucune catégorie n’a besoin de porter seule toute l’alimentation.
Questions fréquentes sur les fruits et légumes riches en protéines
Quels sont les légumes les plus riches en protéines végétales ?
Les légumes les plus riches en protéines sont principalement les légumineuses comme les lentilles, fèves, pois chiches et haricots. Parmi les légumes verts, les petits pois, épinards, brocoli, choux de Bruxelles et champignons apportent également une bonne quantité de protéines.
Pourquoi est-il important de consommer des protéines dans les fruits et légumes ?
Les protéines sont essentielles pour la réparation des tissus, la croissance musculaire, et le renouvellement cellulaire. Ils fournissent aussi des acides aminés essentiels que le corps ne peut pas produire, ce qui rend important de varier ses sources de protéines, y compris dans les fruits et légumes.
Quels fruits contiennent le plus de protéines et peuvent-ils substituer les sources animales ?
Les fruits frais contiennent généralement peu de protéines (moins de 2 g pour 100 g), mais l’avocat, la goyave, la banane et les mûres en ont un peu plus. Les fruits à coque et oléagineux, tels que les amandes et noix de cajou, sont riches en protéines et offrent une bonne alternative végétale, mais ils ne remplacent pas entièrement les sources animales.
Comment combiner les protéines végétales pour obtenir un apport complet en acides aminés essentiels ?
Comme certaines protéines végétales sont limitées en certains acides aminés, il est conseillé de varier les sources tout au long de la journée, en associant légumineuses avec céréales comme le riz, quinoa ou blé, et en ajoutant des graines ou des fruits à coque, pour obtenir un profil complet en acides aminés essentiels.
Quelle quantité de protéines doit-on consommer chaque jour selon les recommandations françaises ?
En France, il est recommandé de consommer environ 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel par jour. Pour une personne de 60 kg, cela correspond à environ 50 g de protéines journalières, à répartir sur les repas, en privilégiant une alimentation diversifiée.
Le soja est-il une bonne source de protéines végétales ?
Oui, le soja est une source végétale particulièrement riche et complète en protéines, fournissant environ 36 g de protéines pour 100 g cuit. Il contient tous les acides aminés essentiels, ce qui en fait un excellent choix pour les régimes végétariens et végétaliens.

